Colère de commère

La commère était en colère: l’air était à l’orage et le vent lui donnait une rage de dents.

C’était enrageant.

Tous ces gens qui ne racontent que du vent.

Les uns disent : évente tes dents, cela leur fera du bien. Les autres se vantent de vendre ses dents au prix fort.

Ils se voient déjà les étendre en éventail sur quelque étal sordide pour les vendre à la pièce au plus offrant.

Contre le vent les baleines du parapluie s’essoufflent et fuitent par les évents. La baleine casse et vient frapper la dent douloureuse qui s’arrache de la gencive de l’acariâtre harpie.

Une musique de harpe accapare soudain l’édentée et rend la gent lascive. Les acariens du parapluie rient et tombent dans l’âtre. Reprenant ses sens la commère crie vengeance contre cette engeance  régnant sans gérance ni régence.

Moralité : par temps d’orage, ne secouez pas vos matelas au-dessus de la concierge.

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Commentaires : 2
  • #1

    Lecht Heurt (dimanche, 23 novembre 2008 19:02)

    Maure allie thé par tant d'eau, rat jeune est sec ou épave, homme attelle las, Aude sut d'elle là, concis erre-je.

  • #2

    La Commère (jeudi, 15 janvier 2009 12:16)

    Hasard...un bonjour de La Commère ! Pas encore édentée.Hihihi...au plaisir ! Marion