Le diacre

Sacrebleu !

Aujourd’hui nous parlerons du diacre, car je sais que ton inconscient personnel, cher lecteur, te pousse à corps et à cri à devenir diacre. Quel sacre ce serait pour toi ! Les avantages de cette fonction sacrée étant la garantie d’emploi et le droit d’avoir des femmes dans son lit, dont la crasse aura été préalablement nettoyée par le maquereau de la paroisse contre un peu de nacre.

Le diacre participe au simulacre sacralisé de la messe. La messe a lieu généralement dans une église, bâtie sur dix acres de bonne terre. La messe se modernise, on passe aujourd’hui des dias au bon peuple pour bien les accrocher grâce aux images et aux icones et pour éviter leurs sarcasmes. La collecte est assurée par une équipe de Macrâles, et gare à celui qui ne verse pas son obole. Les mégères acrimonieuses lui ferait sentir les coups âcres de leurs balais : un véritable massacre ! Mieux vaut donc éviter leurs diatribes.

Le diacre peut être une femme, et si elle est un peu bête de surcroît, on parlera de cette connasse de diaconesse. La fonction étant ancienne, le diacre respecte la tradition et voyage en fiacre. Ne te fie qu’à un fiacre fiable.

N’est-ce pas là un beau job ? Tu feras de Grands Accords que tu ne liras pas en diagonale pour ne pas acheter un chat dans un sac.

Marc

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Commentaires : 2
  • #1

    Jean-Christophe (lundi, 05 janvier 2009 19:58)

    Cher Marc.

    C'est vrai.
    (Puisque l'introduction du e-commerce ne perce pas bien par tontonmentor...mes cours de harpe n'ont rien donné) et que la pub ne passe plus sur le service publich français, je serai forçé aujourd'hui de mettre un peu de pub dans mon texte. Je la ferai courte et discrète. Fermons cette parenthèse)

    ... et ta nomination (cela se dit-t'il ?) de diacre sera une occasion d'un petit événement mondain... On invitera un petit orchestre (on trouve de très bons petits orchestres pour les fêtes privées pour pas cher, voyez http://trad-music.jimdo.com), quelques caricaturistes qui se mèleront à l'assistance et un maître-keu (j'ai des adresses aussi ! toujours pour pas cher).
    - Permettez-que je vous croque, Madame ?
    - Mais enfin, Isabeau, vous n'y pensez pas ?
    - Laissez-le donc faire, Edouard, c'est a-mu-sant.
    Et le caricaturiste, d'un trait assuré, de dessiner Isabeau tout entière, dans une tenue un peu plus... décontractée et même un peu beaucoup plus estivale. Sur le papier, elle est surtout affublée de forme formes nettement plus généreuses, très provocantes pour le haut, pas très flatteuses pour le bas. Avez un grand sourire, il tend son oeuvre à Madame Isabeau.
    - Enfin, Edouard, vous n'allez pas laisser faire çà ?
    - Isabeau, mon petit, je vous l'avais pourtant bien dit...
    - mais jamais je ne l'ai autorisé à me dessiner avec ces gros... enfin...Edouard, défendez-moi...
    - Monsieur, c'est vrai, ce n'est pas bien. veuillez vous excuser, Monsieur.
    - Mais il faut e-xi-ger les excuses, Edouard, vous êtes trop mou...
    - mais n'en faites pas tout un fromage, ma biche.
    - vous savez que je déteste ces dîners, mon daim. Défendez-moi. Edouard va vous mettre une ratatinée, monsieur le dessinateur.
    - Et je lui filerai une pêche, oh thon !
    Quelques écclésiastiques présents ne perdent rien de la discussion.
    - Pariez que je la pince, Monseigneur ?
    - Ah, non, je ne mange pas de ce pain, Père Du.
    - Ne dites pas "je ne boirai de ton eau" à la fontaine, l'évèque.
    - Il faudrait que vous remettiez sur les i des points, Cardinal.
    Tous se seront quand même très bien amusés, ravis notamment du petit orchestre qui lui, est nettement plus professionnel... ; )
    A bientôt, Marc.

  • #2

    Lecht Heurt (jeudi, 30 juillet 2009 01:57)

    Ah, le lundi, âcre jour de début de semaine! Le pneu avant droit de ma voiture ce mardi a crevé. J'ai passé le mercredi à creuser des trous dans l'étang gelé, ce qui fait que la glace le jeudi a crevassé, et j'ai pu pêcher le vendredi, aah, crevettes et ablettes que j'ai mélangées, le samedi, à cressonnette et panure avant de frire, de sorte que c'est avec joie que le dimanche j'ai dit, à crescendo, par la voie des médias, "Credo in unum Deum," à la manière d'un Diacre parfaitement rôdé:
    après que le Célébrant entonne le Credo, au mot "Deum" le Diacre incline la tête, monte directement à droite du Célébrant et récite le Credo avec lui, faisant les inclinations et la génuflexion à "Et incarnatus." À la fin, il se signe avec le Célébrant, puis exécute avec ce dernier une révérence convenable avant de l'accompagner, sur la gauche, vers la banquette où il l’aide à s’asseoir; il lui tend sa barrette avec des baisers liturgiques et puis le salue avec le Sous-Diacre s'il y en a un. Cela fait il peut enfin s'asseoir et se couvrir de sa propre barrette. (Et ça, c'est seulement une chose parmi des centaines que le Diacre doit pouvoir faire sans se tromper!)