Lierre d'hier

Aujourd’hui nous parlerons du lierre d’hier.

Ce fameux lierre dont tu arrachas paraît-il les trois quart il y a un an de mon mur.

Mais comme un mois plus tard quand je le revis,

Il occupait toujours tout le mur,

Il y a doute sur la réalité de ton intervention.

Ce lierre aujourd’hui que je coupai encore à mi hauteur en avril…

Occupe à nouveau tout le mur jusqu’au toit.

Des tentacules sont projetés partout.

Le végétal monstrueux rampe et s’insinue partout.

Non content d’occuper son mur,

Il tente de conquérir les autres.

Emane-t-il peut-être de Lierre, en Flandre profonde ?

Ce lierre de Lierre tente-il d’envahir toute la Wallonie ?

Ce lierre cache-t-il une fourmilière ?

Comment lui mettre une muselière ?

Je cherche un conquérant pour le réduire à néant.

Dans le bottin je trouve un certain Maximilière d’Autruche.

Crois-tu qu’il sera un bon délierreur ? Où l’erreur sera-t-il son délit ?

Je m’interroge.

Un fou à lier-re.

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Commentaires : 1
  • #1

    Lecht Heurt (samedi, 01 août 2009 17:27)

    —Dites, voisin, je vous ai dit mille fois de couper votre lierre. Il s'accroche aux murs de MA maison, et c'est une pensée INSUPPORTABLE!
    —Mais, voisin, que vous en chaut? Ce lierre, vous ne pouvez le voir qu'en grimpant sur votre toit, en vous penchant le pied arrimé sous une tuile de la faîtière, et en vous contorsionnant le cou comme une girafe atteinte d'une double scoliose.
    —Peu importe, votre lierre abîme MON mur, et il envahit MON territoire. Il rampe çà et là tel un serpent venimeux à mille têtes sinueuses. Je ne peux pas tolérer cette invasion étrangère. Coupez votre lierre!
    —Mais, cher voisin, je le coupe une fois l'an mais il pousse vite, et je n'ai pas le temps de le surveiller avec la même passion que vous. Mon lierre vous obnubile tellement que je commence à me dire que vous en êtes tombé amoureux!
    —MOI? Amoureux de votre lierre? Ça va pas la tête? Je le hais, je le déteste, je l'exècre!
    —La haine n'est que de l'amour inversé, mais c'est toujours de l'amour. Vous rêvez de mon lierre, il s'est insinué dans votre coeur et embrasse chaque convolution de votre matière grise, il vous habite intérieurement davantage que votre propre femme, vous l'adorez!
    —Vous déraillez, voisin, votre lierre rampe sur MON mur, mais il n'a pénétré ni mon âme ni mon corps!
    —Si c'était le cas, vous n'en feriez pas votre unique sujet de conversation chaque fois que vous venez sonner à ma porte. D'ailleurs votre femme m'a dit l'autre jour à l'épicerie qu'elle commençait à devenir bien jalouse de mon lierre.
    —Jalouse de votre stupide lierre? Ma femme? C'est vraiment ridicule! Comment ce lierre pourrait me faire concurrence dans ma vie conjugale?
    —Justement parce qu'il vous obnubile tout l'esprit.
    —Pas du tout, je ne suis nullement obsédé par votre lierre! De votre lierre, je m'en fous complètement! Faites-en ce que vous en voulez, peu m'importe!
    —C'est vrai? Même si je ne le coupe pas et qu'il recouvre tous vos murs, ça ne vous tracassera pas?
    —Moi? Tracassé par votre verdure rampante? J'aime ma femme, voisin, et je vais lui montrer! Au diable votre lierre! Je vais de ce pas embrasser mon épouse et lui montrer où gît ma passion!
    —Bravo, voisin, vous êtes admirable.
    Le voisin rentra chez lui. Marc leva la tête vers son lierre, et vit que durant la conversation une tige était entrée par un entrebâillement de fenêtre dans la chambre à coucher du voisin...