Marée de chevaux

Dans ce message nous traiterons de l’influence des marées sur le réseau équestre. Un sujet de la plus haute importance, donc. 

Il est bien connu que les chevaux, dans la nature, vivent en harde sous un régime matriarcal sévère. 

On a toujours pensé que c’était la jument dominante qui influençait la direction prise par la harde dans ses déplacements dans les marais camarguais.

 

Une étude récente montre que pas du tout.

 

Les chevaux respirent par les naseaux. 

Ces naseaux sont humides et contiennent d’autant plus de liquide que l’équidé est enrhumé. La Camargue est très humide, ce qui facilite le rhume permanent. 

L’ensemble des naseaux de chevaux est relié en réseau. C’est le réseau des naseaux qu’influencent les marées. La marée monte : le liquide sort des naseaux, et la harde quitte le rivage. La marée descend : le liquide reflue dans les naseaux et les chevaux se rapprochent du rivage.

 

Il fallait y penser.

 

Lui

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Commentaires : 1
  • #1

    Lecht Heurt (jeudi, 22 octobre 2009 15:36)

    Cette histoire de chevaux suggère le rapprochement avec la question des cheveux chez les chauves. On sait que les chevaux ne sont jamais chauves bien qu'ils n'aient pas de cheveux. Et les cheveux ne sont jamais chauves bien qu'ils ne soient pas des chevaux. Parmi les chauves il y en qui sont complètement ratiboisés, et d'autres qui sont chevelus, peu ou prou. Un des grands mystères de la logique est que personne n'a jamais pu déterminer combien de cheveux il fallait pour qu'un chauve ne soit plus chauve ou qu'un chevelu soit déclaré chauve. Prenons un chauve ratiboisé. Ajoutons un cheveu à son dôme luisant, et il restera quand même chauve. Ajoutons-en un deuxième, et rebelote. Poursuivons cheveu par cheveu, et jamais n'arriverons-nous à décider fermement quel est le cheveu qui soudain fit du chauve un chevelu. Plein de traités savants ont été développés sur la question, tous s'extasiant sur l'étrangeté du fait: la plupart des adjectifs sont vagues, ils n'ont pas de bordure quantifiable. Où se trouve la limite entre le bleu et le violet? Quand une couleur devient-elle claire ou foncée? Combien de grains de sable faut-il pour obtenir un tas? Il n'y a aucune réponse précise à ce genre de questions. Car le qualitatif ne peut jamais se réduire au quantitatif. Les logiciens voient ici un paradoxe remarquable (appelé sorite). Mais il n'y a aucun paradoxe. Ce n'est pas parce qu'on peut mesurer l'intensité d'une qualité que l'expérience de celle-ci peut se réduire à une notation le long d'une échelle graduée. Les qualités sont continues, et, si fins soient-ils, les chiffres sont des marques discontinues incapables de marquer précisément une limite de transition d'expérience qualitative. L'expérience est trop riche pour pouvoir se réduire à la pauvreté du prédicat qui l'exprime. Que les chevelus se rassurent, donc: ce n'est pas en se regardant demain matin dans le miroir qu'ils réaliseront que la calvitie a finalement fait son oeuvre. Non, pas demain matin. Mais peut-être bien en milieu de semaine, l'un de ces mois prochains. C'est indéterminable ... mais inéluctable! La nature est équitable, et pour chevaucher ses limites improbables, faites de l'équitation.