Centrale cochonique

Imaginez que tous les mots en –chon soient roses.

 

Des cornichons, des torchons, des nichons, des polochons roses, par exemple.

Ce sont des objets qui mis ensemble peuvent aider à produire de l’énergie, mais le monde ne le sait pas encore.

Si nous mettons donc au point des centrales cochoniques, nous pourrons assurer la survie de l’humanité pour quelques siècles, ainsi que celle des cochons roses par la même occasion. 

 

Il suffit d’installer confortablement sur le dos des truies roses bien grasses sur des polochons roses bien mous, les nichons roses à l’air.

On ajoute des cornichons au vinaigre dans leur nourriture. En caressant les nichons des cochons couchés sur leur polochon avec un torchon rose, on constate que la pointe des nichons, tel un effet de pile, dégage un courant électrique.

 

En reliant chaque nichon à un fil de cuivre, on peut donc récupérer ce courant. Si l’on relie ainsi  en batterie les nombreuses mamelles de 10.000 cochons, on peut assurer l’approvisionnement en électricité d’une ville de 10.000 habitants sans problème ! 

 

Je suis fier ainsi de contribuer au sauvetage biologique de notre planète.

Mort au gaz russe !

 

 

 

 

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Commentaires : 5
  • #1

    Jean-Christophe (lundi, 01 décembre 2008 07:04)


    Marc, à Saint-Eloi (Louons les Saints, doux Jésus) :
    "Qu'il évite que je me "goure", qu'il me mène à bon... port... à l'al...lez et au retour, un peu d'al...truisme, Saint-Eloi..."

    Chez les cochons, se cachent mouchus, gagnous (dans le Limousin de Saint-Eloi) et gorets, khinzirs (pour Nasreddine), cayons et pourcês. Sachons bien ceux qu'on coche comme cochons (on pourrait se faire onguler !) .
    J'ai parlé à Eléa de ta centrale à cochons, et elle m'a dit "eh bien, c'est pas gentil..."... les enfants n'ont aucun sens écologique. C'est pourtant des toutes petites pisses de porcins qu'on fait le lisier le plus exportable (proverbe originaire de West-Vlaanderen).
    Mais que dit t'on toujours de ces pauvres bêtes ?
    On dit d'eux qu'ils s'empiffrent, qu'ils se goinfrent, qu'ils s'en mettent plein le pif, plein le groin ..
    moi, je dis non.
    Laissez-moi le démontrer par quelques exemples:
    Nos amis ongulés sont plutôt économes, à l'instar des fourmis et des écureuils. Dessinons leur une épaisse ligne noire au milieu du dos, dans le sens nuque - tire-bouchon. Ils deviennent soudain le symbole même d'une attitude économe.
    On parle de la baie des cochons. Si plusieurs cochons ne mangent qu'une baie, c'est qu'ils ne sont pas tellement gourmands.
    Un proverbe populaire dit qu'on donne de la confiture aux cochons. C'est qu'ils sont sensibles à la finesse et à l'art de la table, que diable.

    D'ailleurs, pourquoi dit t'on un groin ? C'est connu, quand même, la nez du cochon (亥).

    Mon cher Marc, moi je suis content que nous soyons... copain comme cochons... ça atténue un peu l'éloignement de nos cochons de lait...euh, je me trompe... de nos frères de lait se sont cassés vers l'Ouest (on sent le lisier, ou quoi ?). N'ennuyons plus ces pauvres animaux... ou seulement "... when the pigs begin to fly..."

    D'une main ferme, j'ouvre vigoureusement la porte (marquée "Entrée") pour te souhaiter, à toi et tous ceux qui le méritent (pour ne "heurt"er personne), un très festif anniversaire...

    Jean-Christophe

  • #2

    Lecht Heurt (dimanche, 07 décembre 2008 19:00)

    Cette histoire de centrale cochonique me semble manquer le coche. Honni qui mal y pense? Que nenni. Ecoute, Chloé, l'écho de l'école à côté, où l'on ouït la leçon du jour. Elle porte sur le cochon. "Truisme de truie!" s'écrie le maître instruit. "Quel est le meilleur emploi du groin de cochon?" "Déterrer des truffes?" demande Truffaut. "Faux, Truffaut." "Grouiner?" demande Paternoster en grognant. "Mieux vaut se taire, Paternoster. Allons, élèves aveugles, observez bien le groin!" Le maître tire un porcelet rose de son cartable et le met sur l'estrade. Le groin humide se met à aspirer la craie poudreuse sous le tableau noir. "Nettoyer l'estrade?" demande le nouvel élève que personne n'a envie de connaître. "Silence, l'anonyme." "Je m'appelle Lestrade, maître." "Depuis quand vous lavez-vous, Lestrade, avec un groin de cochon?" "Vous m'avez mal compris, maître." "Raison de plus pour la fermer. Oui, Orville?" "Le groin est tiède et visqueux, et quand on le serre dans la main, il est agréable de le sentir glisser et bouger frénétiquement." "Bas les pattes, porc vil, et ne touche pas à mon goret! Aucune autre suggestion?" "Ça se mange, un groin?" "Mauvaise question, Verrat. Allons, puisque vous n'avez aucune imagination, je vais vous montrer." Le maître tire de son cartable une lampe qu'il dépose sur son bureau et en dénoue le cordon électrique. Il s'empare du cochonnet grouinant et enfonce la fiche mâle dans les narines du groin. L'ajustement est parfait et le cochon de lait couine de plaisir. Le maître presse le bouton de l'interrupteur. La lampe s'allume. L'excitation est grande parmi les écoliers médusés. L'instituteur triomphe: "Retenez bien cette leçon! Le groin est une prise de courant ambulante. C'est là son meilleur usage, qui est une réponse écologique à nos besoins énergétiques. Nourrissez le cochon d'ordures de cuisine pour maintenir la batterie cochonique bien chargée, et tous vos besoins électriques ménagers sont résolus." "Maître, est-ce que ça fonctionne aussi avec les verrats?" "Oui, les verrats sont excellents pour les gros appareils électroménagers." Orville et Truffaut sautent sur Verrat et lui enfoncent la fiche du radiateur électrique dans le nez. Verrat grouine et se débat sauvagement. Son copain Kivivra s'interpose, et la mêlée se répand à toute la classe. Le maître débranche la lampe du porcelet et quitte la pièce en haussant les épaules. "Bande de pourceaux!" murmure-t-il. Il remit sa démission au directeur et s'en alla fonder une centrale cochonique, PorcElec. Il fit banqueroute quand on se rendit compte que la solution écologique produisait un lisier hautement polluant pour les nappes phréatiques. Il n'empêche, en cas de panne de courant, mieux vaut avoir un cochon bien nourri sous la main. Dans le nord en hiver, les conducteurs avisés branchent la batterie de leurs voitures sur un cochon toute la nuit. Et les enfants dans les fermes rechargent les piles de leurs jouets au groin le plus proche.

  • #3

    Jean-Christophe (lundi, 08 décembre 2008 17:09)

    Amis lecteurs, bonsoir.

    C'est vrai. J'ai attrappé un cochon dans un champs tout à l'heure, et ça tombait très bien, je devais recharger mon gsm. Cela m'a permis de vérifier. Mais depuis la lecture de votre texte, je me pose des questions. C'est pas que je vous crois pas, avec vos centrales cochoniques, ... mais j'aime comprendre jusqu'au bout.

    Vous aurez remarqué que le cochon anglais produit du 240 V et accueille une épaisse broche dans la bouche, alors que le cochon européen lui produit du 220 V, et a seulement deux broches dans le nez. Le cochon américain, lui, produit du 120 V et a des narines de groin beaucoup plus fines, ainsi qu'une broche ronde dans la bouche.
    Ma question est la suivante:
    Sont-ce les ingénieurs qui ont adapté des modèles de prises aux groins et aux puissances de cochons qu'on trouvait localement... ou sont-ce les cochons qui, par le principe de l'évolution des espèces, qui se sont adaptés au cours des générations aux caractéristiques des appareils électriques ?
    C'est fort important pour qu'on puisse exploiter d'autres potentialités qui y ressemblent. Il semblerait (mais c'est à vérifier), que les narines de girafe sont parfaitement adaptées à recevoir une prise RJ45... de quoi relier nombre de pays en voie de développement au téléphone, et ceci gratuitement... Les antennes des girafes étant plus hautes que tout le monde, elles peuvent sûrement émettre des fréquences radio pour elles toutes seules... Un haut potentiel de services téléphoniques et de réseaux informatiques à développer dans pas mal de pays. Seul bémol... mais la nature ne peut être parfaite... cela va coûter cher en cables. Les cables qui devront relier la narine de girafe au composant téléphonique devra faire systématiquement au moins 4 mettre de haut, puisque l'animal passe le plus clair de son temps debout. On ne fait pas encore de girafes Wi-Fi non plus.

    ...Et le cochon d'Inde, me direz-vous ?
    Le groin du Cochon d'Inde n'est, quant à lui, pas du tout adapté à la production électrique... mais le sympathique animal peut aussi produire de l'electricité. Demandez à un technicien d'adapter une petite dynamo sur la roue dans laquelle il court dans sa cage et il fournira un petit courant utile pour alimenter votre brosse à dents ou votre rasoir électrique.

    A très bientôt.

    Jean-Christophe

  • #4

    Lecht Heurt (lundi, 08 décembre 2008 22:56)

    La compagnie d'ingéniérie génétique SUIDAEGEN annonce la mise sur le marché du Cochon Universel. Le groin de ce cochon s'adapte aux fiches mâles en usage dans le monde entier grâce à des narines expansibles et contractibles. Le groin émet un clic grouineux une fois la fiche correctement enfoncée (pour débrancher sans forcer, tirer la queue). La broche de mise à la terre n'a pas besoin de pénétrer la cavité buccale; il lui suffit de reposer dans une encoche génétiquement modifiée au sommet du groin. Le cochon n'as pas besoin d'être relié à la terre, en vertu de son affinité naturelle avec l'élément boueux. L'état de charge du Cochon Universel s'observe à la tension de sa queue en tire-bouchons. Au plus chargé, au plus spiralée; au plus plat, au plus flasque. Le Cochon Universel s'adapte automatiquement à tout voltage et tout ampérage, et les muscles cardiaques de l'animal s'adaptent à toute fréquence hertzienne. Les Cochons Universels sont garantis à vie contre les court-circuits [fine print: la vie du cochon]. Pour les cochons non universels, SUIDAEGEN a également mis au point un groin synthétique et flexible qui peut s'adapter, du côté emboîtant, à tout groin existant, et du côté réceptacle, à toute fiche mâle. Il revient au propriétaire du cochon non universel de ne pas l'électrocuter avec des voltages inadaptés à son espèce. Le croisement entre Cochons Universels et d'espèces particulières est heureusement impossible, selon les règles de la logique syllogistique. Le Cochon Universel est le produit relativement fortuit d'années de croisement entre cochons domestiques de toutes espèces, sangliers de tous pays, phacochères, potamochères, hylochères, et babiroussas. SUIDAEGEN a également annoncé que le Cochon Universel était doté d'une puissance accumulatrice décuplée grâce à une manipulation génétique révolutionnaire inspirée de l'anguille électrique. Le Cochon Universel est bien sûr totalement omnivore. Il faut donc veiller à le maintenir bien nourri afin d'éviter de lui servir de repas au milieu de la nuit. Le Cochon Universel a la particularité compréhensible d'être hermaphrodite. Il est sauvage au moment de la livraison. Le temps de dressage et de domestication varie selon l'habileté du propriétaire.

  • #5

    Jean-Christophe (samedi, 13 décembre 2008 08:49)

    Tout ça est fort bien... mais que fait t'on dans des endroits où il y a peu d'espace pour l'élevage des cochons au sol ? Et bien électronicien, libre penseur et taxidermiste amateur a trouvé la solution et utilisant l'espace aérien. Il faut d'abord vider le cochon de son jambon et manger le jambon - oui, si c'est un pays où on mange le cochon... mais cessez de m'interrompre - en prenant bien garde de ne pas toucher au système nerveux du cochon. La moindre entaille dans une gaine de myéline, la moindre synapse écornée, le moindre neurone effleuré et c'est foutu, il faut vider un autre cochon... pas un travail d'amateur. Une fois le cochon vider, répartir sur sa peu, à intervalle régulier et 3 à 4 centrimètres un cellule photovoltaïque, que vous prenez bien soin de rattacher à un neurone avec un fin fil de cuivre. Vu le nom de cellules, c'est un travail qui requiert un peu de patience. Coupe
    Il faut après cela refermer complètement le cochon et refaire les coutures avec un produit vulcanisant. On pourra ensuite couper le bout de queue, gonfler à l'hélium et refaire un noeud. Vous aurrez ainsi un beau ballon-cochon, qui rivalise en esthétique avec les cerfs-volants et papillons dont Marc a déjà parlé. Le cochon se charge par se cellules photovoltaïques et peut servir de groupe électrogène, à brancher par de groin, évidemment. Le cochon dégonflé se transporte facilement, il dormira gentillement dans votre veste le temps du voyage (nous avons tous un petit cochon qui sommeille en nous)
    Choisissez un cochon universel SUIDAEGEN si vous voyagez beaucoup et bon appétit quand vous mangez le jambon.
    Le cochon gonflable a ceci d'avantageux: il nourrit les autres, il ne demande plus de nourriture, et ne nécessite plus de dressage ou domestication si vous n'avez aucun talent pour cela.