L'ornithorynque

Aujourd’hui nous parlerons de l’ornithorynque. C’est bien  naturel, puisque je n’en ai pas encore parlé. Il était temps de réparer cette lacune dans ta culture, cher lecteur inattentif.

 

Quand le premier ornithorynque fut découvert, Les scientifiques furent d'abord persuadés qu'il s'agissait d'un canular. Il était impossible de ne pas avoir de doute sur l'existence réelle de l'animal et on croyait qu'il s'agissait d'un montage, œuvre d'un empailleur asiatique. On pensait que quelqu'un avait cousu un bec de canard sur la fourrure d'un animal ressemblant à un castor.

 

Aujourd’hui on sait, grâce à l’étude de l’ADN de ce charmant animal, qu’il est la symbiose de l’oiseau, du mammifère et du reptile.

°        Il ressemble donc à un casse-tort par son pelage : le corps et la queue chorégraphiques et colériques, larges et plats, sont couverts d'une fourrure marron qui emprisonne entre ses poils de l'air afin d'isoler l'animal du froid. Inuit, n’est-ce pas ?

°        Sa queue stocke des réserves de graisse. Les queues bien graissées glissent mieux, en effet, et procurent donc davantage de satisfaction.

°        Comme les canards, il est pourvu de pieds palmés surtout au niveau des pattes antérieures, avec une palmure dépassant les doigts qu'il utilise pour nager ou pour se déplacer sur des sols vaseux. Il peut partiellement replier sa palmure lorsqu'il se déplace sur sol sec ou qu'il doit utiliser ses griffes puissantes pour grimper sur les berges ou creuser sa tanière. C’est la palme de l’amphibie bio !

°        Il est également pourvu d'un grand bec caoutchouteux. Ce bec, gris-bleu, est surtout un organe sensoriel remontant sur le front, l'ouverture de la bouche se trouvant sur sa face inférieure ; les narines s'ouvrent à l'avant de la face supérieure, tandis que les yeux et les oreilles sont situés dans une rainure placée juste en arrière du bec. Cette reine de Benhur se referme lorsque l'animal nage, ce qui le rend sourd et aveugle dans l'eau. C’est pourquoi il n’y a jamais de prise de bec sous l’eau.

°        La cavité buccale est prolongée latéralement par des abajoues en forme d’abat-jour qui lui servent à stocker sa nourriture lorsqu'il chasse sous l'eau. Comme il est sourd et aveugle sous l’eau, l’ornithorynque chasse à coup de sonar, comme les chauves souris.

°        La langue, charnue, a un renflement à sa partie postérieure qui peut obstruer complètement le fond de la bouche. C’est pourquoi l’ornithorynque amoureux meurt étouffé dans les baisers dits profonds.

 

Voilà pour la partie scientifique et culturelle.

 

En réalité, l’ornithorynque, c’est un âne y malin venté pour tester ton aurtografe. Car sais pa fassile a aikrir, ornytoring.

 

Or, ni Thor ni Zeus n’ont eu de plaisir à créer cet animal dans le bestiaire. C’était complètement zinzin à imaginer. Même les ornithologues dingues de San Torin n’ont accepté d’étudier le nanimal et de quitter leur ornière que contre une solide dringuelle. Ils n’avaient ni tort ni raisin. C’est pourquoi ils buvaient de l’eau à raison.

 

Marc

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Commentaires : 2
  • #1

    Lecht Heurt (dimanche, 18 janvier 2009 22:55)

    Ni or ni tort incriminent la pie voleuse.
    Ni corne ni taurin castrent le torero.
    Le vieillard racorni tord incurablement sa carcasse. Ni trésor ni taux rein costaud pour lui n'achètent.

  • #2

    Lecht Heurt (jeudi, 23 juillet 2009 23:50)

    Dans la buanderie, Tonton Mentor n'y tord incognito que des torchons que jadis vous racornîtes, Orin, comme de vieilles peaux de castor. Ni retors ni tors, incubes et succubes agissent la nuit pour que, hors nid, Thor inclément fasse tomber les oeufs de butor. Nie tort inconvenant, mais n'ignore remords inculpant.