Le bandoulier en bandoulière

Chers lecteurs! Chères lectrices!

 

Aujourd'hui, nous parlerons de la bandoulière.

 

C'est un mot bien étrange, qui vaut le détour.

 

Je crois que c'est Raymond Devos, mon grand maître - paix à son âme - qui évoquait ce malheureux automobiliste dont la ceinture de sécurité était tellement bien coincée, qu'il était forcé de se déplacer à pieds, portant sa voiture "en bandoulière".

 

Car en effet, ce joli mot s'inclut le plus souvent dans l'expression "porter quelque chose en bandoulière".

Beaucoup de personnes, femmes et hommes, portent en rue, dans le métro, partout, un sac, une sacoche, une valisette, un apareil photo, voire une arme, un fusil, un sabre, "en bandoulière".

C'est-à-dire accroché à l'épaule.

Mais attention les amis! Pour porter quelque chose valablement en bandoulière, encore faut-il que l'objet suspendu retombe sur le flanc de l'autre côté du corps!

 

Originellement, la bandoulière est une bande de cuir portée en diagonale sur la poitrine et servant, dans les guerriers siècles précédents, à soutenir une arme ou un équipement.

Le mot est d'origine espagnole, et vient de "bandolera".

Au masculin, "bandolero" est un bandoulier, ancien vocable référant à un bandit, un aventurier, un contrebandier.

Toutes sortes de gredins qui, de par leur fonction de rapine, devaient forcément porter un tas de choses en bandoulière.

 

C'est ici que les choses deviennent intéressantes.

 

Imaginons un gredin bantou.

C'est un bandoulier bantou !

S'il est fêlé de la cafetière, on pourra dire que nous avons affaire à un bandoulier bantou fou à lier.

Vous suivez toujours?

Admettons que ce bandoulier s'appelle Babou. Babou a besoin de renforcer sa cachette où il recèle le fruit de ses rapines.

Il se chausse de babouches et va donc chercher des bouts de bambou dans la bambouseraie. Il doit faire attention car le lieu est tabou.

Il est surpris par le douanier de la bambouseraie qui se met à frapper son tambour en peau de gnou pour appeler ses collègues à la rescousse.

Secoué, Babou le bandoulier bantou fou à lier s'encourt sur ses babouches, portant ses bouts de bambou en bandoulière.

Rattrapé par le garde, il l'assomme proprement en lui assénant un coup de bambou à bout portant sur le turban.

C'est vrai que c'est solide, le bambou. On en fait des bateaux, des maisons, et même des bancs.

Babou le bandoulier fou à lier était fatigué, il s'assit au bout du banc et posa son sac de bambous par terre. Il était à bout, Babou, mais il avait réussi! Il fêta sa victoire à coup de rhum et fut bien vite bourré.

Imaginez notre douanier s'il avait pu arrêter Babou dans la bambouseraie taboue. Il aurait dû se coltiner le bandoulier en bandoulière jusqu'au poste!

Et qu'aurait-il fait alors de son tambour en peau de gnou?

 

On rapporte qu'après cette aventure, Babou le bandoulier fou à lier s'assagit et devint un honnête laboureur, quoique un peu bourru quand même.

 

Revenons malgré tout aux sacs portés en bandoulière. Je lance ici un appel véhément. A tous ceux et toutes celles qui prennent les transports en commun et les escaliers roulants et non roulants aux heures de pointe!

Cessez de porter vos sacs en bandoulière, à l'épaule ou sur le dos: vous gênez tout le monde, entravez le passage et tentez les bandouliers pickpockets!

Débandouliarisez vos sacs, et portez les devant vous! Comme les kangourous!

Ah, ça fait du bien de se lâcher comme ça.

 

Le frère de Babou.

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Commentaires : 5
  • #1

    Lecht Heurt (dimanche, 12 juillet 2009 23:51)

    Assis sur un banc doux, Lee erre dans ses pensées. Il hésite entre se lancer dans la contrebande ou lier rêchement, en grosses bandes, houx, lierre, et chardons pour chasser les rats musqués. Babou lui rappelle la sarabande où Lee, hier, avait dansé après une longue journée passée sous un soleil tapant dans une plate-bande, d'où Lee éradiquait les mauvaises herbes. Lee avait beaucoup bu et, titubant jusqu'à sa couche préférée, il s'était exclamé en y tombant, "doux lit!" Éreinté, il s'était endormi rêvant d'être un pirate contemplant une mer agitée par des bandes de houle. Lee, héros fortuné, se vit avaler un festin de graines de caroube, andouille, airelles, à la lumière d'un feu flambant d'houille hercynienne tandis que son ami Esteban, doux, liait rituellement les mains d'un forban d'août. Lee ergote longuement sur les vertus de son songe, se lève, met son turban fait d'un long ruban doux, lit hermétiquement une prière, et s'en va, le coeur rempli de gratitude pour le frère de Babou.

  • #2

    Marc (lundi, 13 juillet 2009 00:05)

    ça c'est vraiment très fort, ô lecteur Lecht Heurt à la plume bien léchée et sans heurt pour les mots pourtant bousculés. Portez-vous votre plume en bandoulière?

  • #3

    Dimono (lundi, 13 juillet 2009 01:13)

    Ah si sur un pan d'où les airs dansés pensés... Il les cite, entre, c'est lancé dance là contre bandes ou lierres, je mens gros, ce banc d'où l'hier est char d'ondes pourchassées. L'air amuse les bas, bout luira, belle, la Sarah bande doux....

  • #4

    Lecht Heurt (lundi, 13 juillet 2009 04:24)

    À six sûrs, un ban d'houle lit air, danse ses panses. Saisis-les-y, taons te recèlent en cédant laque. On te rebande, où lierait schème mentant gros. Ses bandoulières et chars, dons pour chats scélérats. Mousquet bas! Bouh, Louis râpait lasse arabe. Andes où lie rave et dent. Cette âpre esse eut né. Long gai jour naît, passe ses saouls Huns sots. L'oeil tape paon, danse, eut nez plat. Te bandes où, Li? Et radis, qu'elle est mauve! Aise air, Belle. Lis avé, beau cou. Buée titube en jus, se cassa cou chez préfet Ray. Il sait tes caisses que l'âme hait, en nie ton. Bandoulière, hein, t'es île. Sept étangs d'or mirent Ève, vendent hêtre. Hun, pire rat, te conte temple. Lent, tu n'aimeras gîte épars. Des bandoulières. Eau forte eut nez, s'évita vallée. Hun fait cette Inde, égrène des cas roux. Bancs, douilles errent. Elle hâle, allume hier. Duns, fais oeuf lent. Bande houillère, si niais. N'êtes Andy. Caisson, âme y este. Bandoulière y tuait l'aimant, l'aime Inde. Hun fort--bandoulière! Goth long gaiement s'hurle, lève. Erres-tu des sons? Son jeu s'élève, mais sont urbains. Fées d'Hun l'ont, ruent. Bandoulière, mes tiques aimants. Tu n'es pris, errais sans val écoeurant. Pli de gras, Titus, dais pour le frais. Rez de bas bout.

  • #5

    Dimono (lundi, 13 juillet 2009 23:39)

    Ah sussure un bantou ou les lits tairent dans ses pensées. C'est si laid l'hésitant, d'heureux sels, en ce temps la contrebande ou l'irait chez... Même t'engrossait, bande d'où lierait, chardon bourra chats et rats mousse qu'ébat. Bout luit, rats, pets, las ceux arables enduits les raves aidant c'est après est-ce net? Longs, gays, jouir ne passait sous un sceau, la haie t'happe bandant ceux nés blatte. Bande doux lierre.. À disquer les mots, vêle ce hère, bêle les "avez beaucoup bu". Dix tubes en jus, c'est "casse couilles" chais préférés.Îles, 7 quais, ce que l'ami est en y tombant...