Le dahu

Aujourd’hui nous traiterons du DAHU !!!

 

Lecteur, tu connais le dahu. Si.

 

Mais oui ! Cet animal bien réel que  beaucoup croient mythique ou fantastique, qui vit dans les montagnes !

 

On distingue le dahu dextrogyre, espèce courante, qui a les pattes de gauche plus longues que celles de droite, car il tourne autour du flanc de la colline dans le sens des aiguilles d’une montre, du dahu lévogyre, nettement plus rare, qui tourne dans le sens anti-horloger, et a donc les pattes de droite plus longues que celles de gauche.

 

Personne n’a jamais vu le dahu. Pourtant il existe bel et bien : il suffit d’y croire, comme en religion. Et en parlant de religion, il faut savoir que le grand prêtre des dahus s’appelle, coïncidence, le dahulaï lama. Le dahulaï lama est très respecté. En sa présence les dahus ne font ni chahut ni raffut. Ils lui cèdent prestement le talus.

 

Pour attraper un dahu, il faut s’approcher doucement par derrière et faire « bouh ! ». Surpris, le dahu se retourne, perd évidemment l’équilibre et termine en roulé-boulé dans tes filets.

Quand un dahu mâle lévogyre rencontre une dahue femelle dextrogyre et qu’ils froufroutent ensemble dans les buissons, on obtient une espèce très très rare : le dahu normal de plaine. Ses pattes sont de longueur égale. Mais on distingue le dahu de plaine à pattes courtes, et le dahu de plaine à pattes longues.

 

Les jeunes dahus, qu’on appelle les dahuteaux, vivent regroupés dans de petites cahutes. Leur école s’appelle le bahut. Les jeunes dahus chahutent beaucoup dans le bahut. Leur dada est de huer leur prof. Les parents dahus adorent faire sauter les dahuteaux sur leurs genoux : hue hue adada !

 

Un jour un dahu de plaine a croisé une chamelle, puis, le courant passant bien, s’est croisé avec elle après lui avoir tété les mamelles. Une nouvelle espèce est née : les chalumeaux. Les chalumeaux vivent en groupes soudés. Si on les ennuie, ils peuvent être de sale humeur, les chalumeaux. Ils mettent le feu dans les dancings.

 

Revenons au dahu. Mon ami lecteur, crois-tu au dahu ? Si oui, alors prends tes jumelles dans tes prochaines balades. Tu observeras le dahu. Tu le photographieras, et puis tu deviendras très riche.

 

Un ami bien fou.

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Commentaires : 6
  • #1

    Rucquoy Nicole (mercredi, 17 décembre 2008 20:40)

    J'ai lu avec intérêt votre texte sur les dahus, animaux que j'étudie personnellement avec passion depuis 1972. J'en ai relevé des empreintes sur les talus de la citadelle de Namur, mais n'ai jamais pu en rencontrer. Je me permets d'apporter quelques précisions. Peu de gens savent que le dahu est extrêment friant de nourritures sucrées, principalement les solutions de dextrose, ce dernier étant dextrogyre. Cette alimentation déterminera son mode de déplacement. Les sucres lévogyres étant naturellement rares, le dahu du même nom le sera également. Actuellement, le dahu semble être une espèce menacée. En effet, il doit trop souvent se contenter de boissons ou d'aliments sucrés notamment à l'aspartame. Progressivement, il pert son identité, ne sait plus dans quel sens aller... Ces va-et-vient lui sont néfastes... On trouve de plus en plus souvent des ossements au pied des remparts...

    Autre remarque : On observe de plus en plus souvent des malformations chez les chalumeaux, également par carences alimentaires. Certains ne présentent plus qu'une seule bosse. Ce caractère semble un trait génétique acquis et héréditaire et a donné naissance à la lignée des dromaludaires.

    Pour plus de renseignements, vous pouvez me contacter à l'adresse suivante : albetnic@gmail.com

  • #2

    Jean-Christophe (jeudi, 18 décembre 2008 23:44)

    Rencontrer des spécialistes en dahus est une chance que je nee veux pas louper. L'explication que vous donnez sur sa direction en locomotion est très intéressante, et peut être aurez-vous une réponse à une question que je me pose depuis ma naissance... la même année où vous avez commencé à étudier de dahu. Comment explique t'on que le dahu des plaines et de haute montagne se tient toujours parfaitement à l'horizontale ? A pattes de longueur égales, on devrait les voir un peu plus ou un peu moins penchés selon l'inclinaison du sol. J'ai pour ma part souvent vu des dahu, je leur ai posé la question, mais ces animaux sont un peu avares en explications. Merci de m'apporter votre lumière sur cette question.
    Jean-Christophe

  • #3

    Lecht Heurt (jeudi, 25 décembre 2008 20:04)

    Jean-Christophe confond peut-être les dahus avec les floumons. Dahus et floumons se ressemblent énormément. La seule différence est la suivante. Il y a deux types de floumons: les monteurs et les descendeurs. Les premiers ont les pattes antérieures plus courtes que les pattes postérieures, et les deuxièmes les pattes antérieures plus longues que les pattes postérieures. Floumons monteurs et descendeurs ne tournent jamais autour de la montagne: ils montent ou descendent à la verticale. Leur tronc reste toujours horizontal parce que les tendons de leurs pattes se détendent ou se contractent selon l'inclinaison de la pente. Les floumons monteurs donnent naissance à des floumons descendeurs une fois parvenus au sommet de la montagne, oû ils meurent et sont mangés par les aigles et condors. Les floumons descendeurs donnent naissance à des floumons monteurs une fois parvenus en bas de la montagne, où ils meurent et sont mangés par les scarabées. Maintenant que j'y songe, il se peut que les dahus disposent d'un mécanisme compensateur semblable dans les tendons de leurs pattes gauches et droites. Floumons et dahus se croisent parfois, produisant des portées bancales de damons qui ne survivent bien qu'en terrains inégaux. Les damons sont hyper rares, ce qui est heureux vu leur caractère d'ammoniac.

  • #4

    Jean-Christophe (dimanche, 04 janvier 2009 23:37)

    La référence au mécanisme de stabilisation du floumon est fort intéressant pour l'explication scientifique... mais quelle tristesse, des floumons ! Au fond, quelle est la longévité des floumons ? Le floumon monteur, finalement, prend plus de temps que celui qui descend et si je comprends bien, c'est ça qui détermine sa longévité... c'est plus dur. Mais vit t'il plus longtemps ? Sa vie est plus difficile, aussi...
    Il est intéressant d'évoquer l'impossible cohabitation des dahus et floumons... ce qui explique un peu la rareté de croisement donnant lieu aux damons, et leur difficulté à s'insérer dans l'une ou l'autre des communautés.
    L'acte d'accouplement lui-même est très complexe, vu la singularité des longueurs des pattes des partenaires, le guide du "Mom sktrüo€lgrp" (équivalent de notre kama sutra chez ces animauxx étonnants). Parmi les accidents génétiques exceptionnels, on notera encore l'enregistrement par la communauté scientifique d'un croisement entre une femme damon et un basset artésien. L'animal n'a pas survécu malheureusement mais est soigneusement conservé dans le formol dans une célèbre université australienne.

  • #5

    Jean-Christophe (lundi, 05 janvier 2009 07:03)

    Corrections du texte précédent...
    "le guide du "Mom sktrüo€lgrp" "... permet aux dahus et floumons de choisir les positions les mieux adaptées au cas particulier du couple pour garantir l'accoumplement."... et
    je voulais dire une femelle damon évidemment...
    JC

  • #6

    ghgdailleurs (samedi, 26 octobre 2013 11:41)

    J'en ai croisé un, jadis à l'Alpe d'Huez. Il était en ballade, tenu en laisse par un yéti. Je vous rappelle que le vrai dahu a les pattes amont plus courtes que la pattes aval. Il n'est, nullement question de gauche ou de droite ...!!!