Pas d'embargo sur les lumbagos!

Mes chers amis,

 

A la demande de plusieurs lecteurs intrigués, et en guise de catharsis personnelle, nous traiterons aujourd'hui d'un mal récurrent chez moi: j'ai nommé, le lumbago!

 

Imaginez. Un jour, assis sur le rebord de votre lit, vous vous avisez de ramasser une paire de chaussettes.

Vous vous baissez, et vous penchez un peu de côté en imprimant une torsion minime à votre dos fatigué. 

Imaginez que vos vertèbres se soient un peu tassées en raison de la fatigue des ans, pointant une petite hernie entre deux disques.

La chance n'est pas minime, surtout avec un microscopique surpoids, pour que tout à coup un grand choc électrique vous vrille les hanches.

Quelque part un nerf en goguette touche un muscle, électrisant proprement toute la zone.

Electrocuté de l'intérieur, vous hurlez de douleur, et bon nombre de muscles se contractent.

 

C'est ça un lumbago: vous vous retrouvez vieilli de 50 ans d'un coup, et marchez péniblement, plié en deux par les contractures, à tous petits pas.

 

Le moindre geste devient pénible, et les papiers tombés à terre y séjourneront longtemps avant que vous ne soyez à nouveau en état de les ramasser.

 

Voilà pour la version clinique et romancée des choses.

 

Mais sur le blog de Tonton Mentor, se limiter à une telle explication n'est évidemment pas sérieux.

 

Comme toujours, la vérité est ailleurs.

 

En réalité, mes amis, le lumbago est un signal intergalactique, émis depuis la lune d'une planète lointaine, Analgo, dans la Nébuleuse du Croupion!

 

Les astronomes tentent depuis des décennies de capter les signaux venus de l'espace pour prouver l'existence de vies intelligentes ailleurs dans l'univers.

Pour cela ils dressent d'énormes assiettes creuses vers le ciel espérant y récolter des notes. Mais comme ces assiettes sont penchées, forcément, les messages qui y tombent glissent par terre.

Alors, désespérés par la science irréfléchie de nos astrophysiciens, les Analgésiens émettent des ondes corpusculaires ciblées sur nos hanches.

Bénéficiaire moi-même de ces chocs, j'ai réussi à décoder les signes analgésiens.

 

Lorqu'on enregistre de façon chronologique tous les cris de douleur poussés par les victimes de lumbago au cours d'une journée, on obtient un message codé des Analgésiens!

Exemple: "Ouaïlle Hoei aïe aïe ouille ouille ouah ouch aahhh" signifie en langage analgésien: "Bonjour Terriens! nous, les Analgésiens, avons la solution pour lutter contre votre réchauffement climatique et résoudre les conflits entre vos peuples!"

 

Sachant cela, quelle idée de vouloir instaurer l'embargo sur les lumbagos! Au contraire, ouvrons nos ports à des cargos entiers de lumbagos; créons des festivals, des concerts de lumbagos!

Lançons le Woodstock du lumbago! Le concert des cris de douleurs des lombalgiques formera le plus puissant cri de paix interplanétaire envers nos dirigeants belliqueux!

 

Puis nous enverrons une expédition pacifique vers Analgo pour rencontrer nos cousins merveilleux.

Nous leur ferons don de codéine, de paracétamol et d'aspirine. Aini, quand leurs messages nous parviendront, ça nous fera moins mal!

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Commentaires : 6
  • #1

    Lecht Heurt (jeudi, 17 septembre 2009 18:31)

    Amis de Marc, quand vous allez le visiter, ne vous offusquez pas de tous les papiers qui jonchent le sol. Mais pourquoi en laisse-t-il tomber tellement? Sans doute a-t-il trop de petites coupures, à ne plus savoir qu'en faire. Si c'est le cas, je me ferai un plaisir de venir les ramasser et de les emporter au loin.

    Merci pour cette histoire lombalgique. Voici quelques faits du passé que je lis dans le marc de lumbago.

    "Bob alluma bol au labo--boum! Mao, mogul maboul au bagou global, alla au bal, a lu gag au gala, blagua mal. Au goulag! Gollum gomma album au logo gogo. Goulu boa mua, goba gamba. Magog, lama gaga au goal mou, a moulu bambou, bu gumbo."

  • #2

    Dis-Monoz (lundi, 21 septembre 2009 11:44)

    "Oulalaa, oufftiti, yaahh, d'ju, ...ferdom, M..., houuuu lala, etc..." M. Ouille qui avait perdu son C ne savait plus à quel Saint se vouer. Il savoura (Oups - s'avoua) honteusement 20 Q par la douleur. Mais abdiquer ou s'assoir sur sa fierté n'était pas envisageable. Il s'avoua (Oups - savoura) l'espace d'un instant, "Oui cette petite décharge me procure une lueur de satisfaction". "Non non non" cria-t-il, "Je ne peux pas avoir d'insatisfaction ! Car j'essaie et j'essaie et j'essaie...". Chaque décharge électrique ranimait en lui cette sensation dont il aimait se délecter, la douleur lui faisait voir de lointaines étoiles. Encore sous le choc, les images surgissaient et s'imposaient à lui. Il se voyait déjà en haut de l'affiche, conduisant dans sa voiture, et cet homme qui venait à la radio, lui racontant de plus en plus à propos d'informations inutiles supposées mettre le feu à son imagination, il se disait: "Non, non, non, je ne peux pas avoir...", c'est alors que surgit et qu'explosa le Terrible " Aïe, Aïe, Aïe !!! " C'est tout ce qu'il pu dire sur le coup de l'émotion et de la divine douleur. Pas grave diraient certains... "On a le mal que l'on mérite!". A ces vilaines paroles, je répondrais, "Chers Maux, ne vous laissez pas emporter ni être les messagers des jaloux car même si les Mots sont porteurs de maux, les maux, eux aussi, supportent tellement de mots !".
    Alors quand l'un bat GO. A Gosier rompu crions ensemble "NO, NO, NO !!! "

  • #3

    Nubro (lundi, 21 septembre 2009 17:18)

    Si l'un bat Go, c'est parce que Go est lent, et si Go est lent, c'est qu'il Hépar rapide, il faut donc rassembler ce qui est Hépar pour que Go se lie, comme disait le beau Vechain

  • #4

    Dis-Monoz (lundi, 21 septembre 2009 22:19)

    Si l'un bat Go c'est parce que Lent barre Go. Beaucoup aiment les rats Go, quand l'égo est lent alors Légo triomphe par mutisme. Mère grande disait tous jours, matins et soirs, "si l'appât rôle est dard gens alors le si lance et dort".
    Vaincre par le silence c'est comme rayonner sans consommer d'énergie. Sur ma planète il y a 1000 soleils pour 100 lunes. Ma raie et ses flux cas d'ANS ma vie.

  • #5

    Lecht Heurt (mardi, 22 septembre 2009 02:56)

    Maire — si beau coude — aime rat pelé; cette anse y est noeud pansé. Mes cils happent art au lait d'art, Jean à Laure laisse; il lançait, dormait. S'il lape art, oh, l'est d'Ars. Jean, l'est si lent, cède or. Messie l'a pas rôts; laides arrhes, j'en laisse; il en sait, dore. Mais Scylla pare haut les dards, gent les scie, lance, aide d'ores.

  • #6

    Zak (dimanche, 25 octobre 2009 16:19)

    c'est aussi possible de discuter carrément, si on met les doigts dans une prise de courant ;)